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A few words about the course help me a lot, and help those still hesitating.
What I do at the bench, on screen: turn the movement, count, regulate, test. Everything can be handled, nothing breaks.
Questions & answers for this chapter
The movement, piece by piece
The same movement as on your bench. Turn it, go down layer by layer, come back to it before each chapter.
Drag to turn · wheel or pinch to come closer · tap a part for its name
Théorie · les calculs horlogers
Comment une montre compte le temps.
Une montre mécanique ne fait qu'une chose : elle compte des battements. Le ressort donne la force, les roues la transmettent en
la démultipliant, l'échappement la distribue goutte à goutte, et le balancier donne la mesure. Tout ce qui suit se ramène à quelques
divisions — les mêmes que je fais à l'établi quand je vérifie un rouage.
Roue — les dents, la pièce qui mènePignon — les ailes, la pièce menée (dans le rouage de marche)
1
Le chemin de l'énergie
L'énergie part du barillet, où le ressort est enroulé. Elle traverse le rouage — roue de centre, roue de moyenne,
roue de seconde — jusqu'à la roue d'échappement. L'ancre la libère une dent après l'autre, au rythme du
balancier-spiral. À chaque étage, une grande roue mène un petit pignon : la force diminue, la vitesse augmente.
Sur le 6497 du cours
Le 6497 du cours arrive…
0 h 00 min 00 s
Le vrai mouvement du cours, d'après son modèle 3D : glissez pour tourner autour, molette ou deux doigts pour approcher.
Les nombres de dents ont été relevés sur le modèle lui-même.
Une remarque d'horloger : la roue d'échappement de ce modèle a 18 dents, d'où 80 × 60 × 70 × 18 × 2 ÷ (10 × 8 × 7) = 21 600 A/h ;
celle du 6497 de série en a 15, pour 18 000 A/h. Le même calcul, une seule roue qui change.
2
Roues et pignons : qui mène qui
Dans une montre, on ne parle pas de « dents » partout. La grande roue a des dents ; le petit pignon, taillé
dans l'axe, a des ailes. La roue est la menante (elle pousse), le pignon est le mené (il est poussé).
Quand une roue de 60 dents mène un pignon de 10 ailes, chaque dent de la roue fait avancer
le pignon d'une aile. Pour un tour de la roue, 60 ailes sont passées : le pignon a donc fait 60 ÷ 10 = 6 tours.
Le rapport d'un étage = dents de la roue menanteailes du pignon mené
Pour plusieurs étages, on multiplie les rapports entre eux — c'est la formule que l'on retrouve partout :
produit des menantesproduit des menés
Sur le 6497 : la roue de centre mène le pignon de moyenne, 80 ÷ 10 = 8 tours
3
Les alternances : le battement de la montre
Le balancier va et vient. Un aller, c'est une alternance (le « tic »), le retour une autre alternance (le « tac ») :
une oscillation = deux alternances. À chaque alternance, l'ancre bascule et laisse passer la roue d'échappement d'une
demi-dent : chaque dent donne une impulsion sur la palette d'entrée, puis une sur la palette de sortie.
C'est pour cela qu'on multiplie les dents de la roue d'échappement par 2.
Sur le 6497, au ralenti
L'échappement a deux métiers. Il entretient le balancier : à chaque alternance, il lui rend par une petite poussée l'énergie
que les frottements lui ont prise. Et il compte : il ne laisse avancer le rouage que d'un pas par alternance.
Dans l'échappement à ancre suisse, le balancier est libre presque tout le temps. La cheville de plateau ne touche la fourchette
de l'ancre que sur quelques degrés, autour du point mort. Le reste de l'arc, l'ancre ne bouge pas : elle est plaquée contre sa goupille
de limitation, et le balancier va au bout de sa course sans rien toucher. C'est ce qui rend cet échappement précis.
Dégagement. La cheville entre dans la fourchette et fait basculer l'ancre : la palette glisse hors de la dent qu'elle retenait.
La roue recule même d'un cheveu.
Impulsion. Le bec de la palette monte sur le plan incliné de la dent, puis le talon de la dent glisse sur le plan incliné de la palette :
l'ancre est poussée, et transmet cette poussée au balancier par la cheville.
Chute. La roue, libre, tourne d'un degré et demi, jusqu'à ce qu'une dent tombe sur l'autre palette. Ce petit choc, on l'entend.
Chemin perdu. La pression de la dent sur la palette, inclinée exprès (le tirage), finit d'attirer l'ancre contre sa goupille de limitation.
Repos. L'ancre reste plaquée, la dent appuyée sur la palette. Le balancier parcourt librement son arc supplémentaire, revient, et tout recommence de l'autre côté.
Quelques chiffres du 6497 de série : le balancier tient la fourchette sur 44° environ (l'angle de levée,
indiqué par ETA) ; l'ancre bascule de 15° d'une goupille à l'autre ; la roue avance de 12° par alternance, dont 1,5° de chute.
Avec une amplitude de 270°, le balancier passe donc l'essentiel de son chemin — l'arc supplémentaire — sans rien toucher.
Pour trouver le nombre d'alternances par heure, on part de la roue de centre, qui fait exactement un tour par heure
(elle porte l'aiguille des minutes), et l'on descend le rouage jusqu'à la roue d'échappement :
A/h = centre × moyenne × seconde × échappement × 2pignon de moyenne × pignon de seconde × pignon d'échappement
Exemple du cours : roue de centre 54, moyenne 40 / 6 ailes,
seconde 40 / 6 ailes, échappement 15 / 6 ailes :
Sans le × 2, on obtient le nombre d'oscillations par heure : 6 000.
La vérification de l'horloger. La roue de seconde porte la petite seconde : elle doit faire un tour par minute, soit 60 tours par heure.
Roue de centre → roue de seconde : 54 × 406 × 6 = 60 tours par heure. ✓
4
Fréquence et période
La fréquence est le nombre d'oscillations en une seconde, en hertz (Hz). La période est la durée d'une oscillation, en secondes.
L'une est l'inverse de l'autre.
f (Hz) = A/h2 × 3 600 = A/h7 200
· T (s) = 1f
Pour notre exemple : 12 000 ÷ 7 200 = 1,67 Hz, et une période de 1 ÷ 1,67 = 0,6 s.
Plus la fréquence est haute, plus la montre « découpe » finement le temps : elle est moins sensible aux chocs et aux positions,
donc plus régulière. Mais elle consomme plus d'énergie et use davantage l'échappement — c'est tout l'équilibre d'un calibre.
A/h
Oscillations/h
Fréquence
Période
On la trouve…
12 000
6 000
1,67 Hz
0,6 s
l'exemple du cours
18 000
9 000
2,5 Hz
0,4 s
le 6497 / 6498, les montres de poche
21 600
10 800
3 Hz
0,33 s
beaucoup de calibres classiques
28 800
14 400
4 Hz
0,25 s
la plupart des automatiques actuels (2824…)
36 000
18 000
5 Hz
0,2 s
les calibres « haute fréquence »
Sur le 6497, en temps réel : le balancier bat trois fois par seconde
5
Le balancier-spiral : c'est lui qui donne la mesure
Le rouage compte, mais il ne décide pas de la cadence. C'est le balancier-spiral qui la donne. Le balancier est un petit volant ;
le spiral, fixé d'un côté à son axe (par la virole) et de l'autre au coq (par le piton), le ramène toujours vers sa position de repos,
le point mort. Lancé, le balancier dépasse le point mort sur son élan, le spiral le freine, l'arrête et le renvoie : il oscille.
Quelques mots à connaître :
Élongation — l'angle du balancier par rapport au point mort, à un instant donné.
Amplitude — l'élongation la plus grande. Sur une montre remontée, à plat, je cherche entre 270° et 310°. En dessous d'environ 200°,
quelque chose freine : ressort fatigué, huile sèche, pivot abîmé.
Alternance — d'un bout de l'arc à l'autre. Oscillation — l'aller et le retour. Période — la durée d'une oscillation.
T = 2π × √IC
I — le moment d'inertie du balancier : sa masse, et surtout la distance de cette masse à l'axe. C — le couple du spiral : sa « raideur ».
Ce que cela veut dire à l'établi :
Plus le balancier est lourd ou grand, plus il est lent : la montre retarde.
Plus le spiral est raide, plus le balancier est rapide : la montre avance.
La raquette raccourcit la partie du spiral qui travaille : plus courte, elle est plus raide. Raquette vers « A », la montre avance.
Idéalement, la période ne dépend pas de l'amplitude : grande ou petite oscillation, même durée. C'est l'isochronisme, et c'est grâce à lui
qu'une montre garde l'heure, qu'elle soit remontée ou presque arrêtée. En pratique, l'échappement, les positions et le spiral lui-même
créent de petits écarts. Le travail du réglage est de les faire se compenser.
Sur le 6497
Le régleur — essayez
Un pour cent d’inertie en moins — un rien de matière enlevé sous la serge — et la montre avance de plus de sept minutes par jour.
C'est pour cela que le réglage se fait par touches minuscules.
6
La réserve de marche
Le barillet, lui, tourne très lentement. Sa denture mène le pignon de centre, qui fait un tour par heure.
En divisant les dents du barillet par les ailes du pignon de centre, on sait combien
d'heures dure un tour de barillet :
60 dents10 ailes = 6 heures par tour de barillet
Le ressort, lui, se déroule sur un certain nombre de tours (son développement). S'il en fait 6 :
6 h × 6 tours = 36 heures de réserve de marche
Pour comparaison, le 6497 que vous démontez dans le cours annonce environ 46 heures.
Le ressort n'est jamais tout à fait « vide » : quand la montre s'arrête, il lui reste de la tension, mais plus assez pour entretenir le balancier.
Son développement, c'est le nombre de tours entre le ressort armé à fond et le ressort qui ne fait plus marcher la montre.
Un ressort de barillet se développe au plus sur 8 à 10 tours.
Et sa force n'est pas la même du début à la fin : forte quand il est armé, elle baisse en se déroulant, et l'amplitude baisse avec elle.
C'est pourquoi je conseille de remonter une montre manuelle chaque jour, à la même heure : elle travaille toujours dans la partie
la plus régulière du ressort.
Sur le 6497 : le ressort dans son tambour, au remontage et en marche
Un mot sur les mots : ce que l'on calcule ici est, au sens strict, la durée de marche — du ressort armé à fond jusqu'à l'arrêt.
La réserve de marche, c'est ce qui reste à un moment donné. Durée de marche = temps écoulé depuis le remontage + réserve de marche.
Dans la pratique, on dit souvent « réserve » pour les deux.
Le calcul inverse sert aussi : pour une durée voulue, combien de tours de ressort faut-il ?
tours = durée de marche voulueheures par tour de barillet
· pour 48 h avec notre barillet : 48 ÷ 6 = 8 tours
Tout se tient. Pendant les 36 heures, le barillet fait 6 tours et la roue de centre 36. La roue d'échappement tourne
54 × 40 × 406 × 6 × 6 = 400 fois plus vite que la roue de centre :
36 × 400 = 14 400 tours. Chaque tour, c'est 15 dents × 2 = 30 alternances : 14 400 × 30 = 432 000 alternances.
Et 36 h × 12 000 A/h = 432 000. ✓
Le remontage
Quand on tourne la couronne, la tige entraîne le pignon coulant, carré sur elle. Par sa denture Breguet, il mène le pignon de remontoir,
qui engrène avec la roue de couronne posée sur le pont de barillet. Celle-ci mène le rochet, carré sur l'arbre de barillet :
l'arbre tourne, le ressort s'enroule autour de lui. Le cliquet saute de dent en dent et empêche le rochet de revenir — c'est le petit
cliquetis qu'on entend en remontant. Tournée dans l'autre sens, la couronne ne remonte rien : la denture Breguet du pignon coulant glisse.
tours de couronne = tours d'arbre de barillet × dents du rochetdents du pignon de remontoir
Sur le 6497 du modèle : pignon de remontoir 13, roue de couronne 35, rochet 56. La roue de couronne ne change que le sens et le plan — le rapport,
c'est 56 ÷ 13 ≈ 4,3 tours de couronne par tour d'arbre. Pour armer le ressort de 6 tours environ : 6 × 4,3 ≈ 26 tours de couronne.
Et chaque tour d'arbre, c'est 88 ÷ 12 ≈ 7,3 heures de marche.
Le sens n'est pas un hasard : la couronne remonte quand on la tourne dans le sens des aiguilles d'une montre, vue de son bout.
Pendant la marche, c'est l'inverse : l'arbre et le rochet restent immobiles, tenus par le cliquet, et c'est le tambour qui tourne — dans le même sens que le rochet au remontage.
Dans la vue 3D, touchez une pièce pour son nom ; les boutons tirent la couronne et la font tourner dans un sens ou dans l'autre.
Dans la vue du barillet, plus haut, le tambour est transparent : au remontage, le ressort s'enroule autour de l'arbre ; en marche, il se déroule
contre la paroi. Les flèches montrent le sens de rotation — du rochet au remontage (orange), du tambour en marche (bleue) : c'est le même.
Ce qui tourne en sens inverse, c'est la roue de couronne, qui mène le rochet. Et quand le ressort est désarmé, la montre s'arrête.
Sur le 6497 : on remonte
7
La minuterie : des minutes aux heures
Sous le cadran, la chaussée tourne avec la roue de centre : un tour par heure, elle porte l'aiguille des minutes.
Elle mène la roue de minuterie, dont le pignon mène la roue des heures, qui porte l'aiguille des heures.
Celle-ci doit tourner 12 fois moins vite :
roue de minuterie × roue des heureschaussée × pignon de minuterie = 12
Par exemple : chaussée de 10, roue de minuterie de 30, pignon de minuterie de 8,
roue des heures de 32 : 30 × 3210 × 8 = 3 × 4 = 12 ✓
Ici le calcul se lit « à l'envers » : on cherche une démultiplication, donc les grandes roues sont menées.
Sur la montre, la roue des heures est posée sur la chaussée, autour du même axe ; la roue de minuterie est à côté, sous son pignon — la vue 3D ci-dessous le montre côté cadran.
Remarquez : 10 + 30 = 8 + 32 = 40. Ce n'est pas un hasard. La chaussée et la roue des heures tournent sur le même centre, et la roue
de minuterie et son pignon sur un seul axe : les deux engrenages ont donc le même entraxe. Avec des dentures de même taille
(le même module), la somme des dents doit être la même des deux côtés.
Pour un cadran de 24 heures, même calcul, avec 24 au lieu de 12.
Et à la mise à l'heure ? La couronne fait tourner le pignon coulant, qui mène par le renvoi la roue de minuterie.
La chaussée tourne alors à frottement sur l'axe de centre : on déplace les aiguilles sans entraîner le rouage.
Sur le 6497, côté cadran
La mise à l'heure
On tire la couronne : la tige recule d'un cran. La tirette, dont le plot est pris dans la gorge de la tige, pivote sur sa vis ;
elle fait basculer la bascule, qui pousse le pignon coulant vers l'intérieur. Il quitte le pignon de remontoir et engrène avec le renvoi.
Le ressort de tirette tient la tige dans cette position.
On tourne : le pignon coulant mène les renvois, puis la roue de minuterie, qui fait tourner la chaussée et la roue des heures.
La chaussée glisse à frottement sur l'axe de la roue de centre : les aiguilles tournent, le rouage ne bouge pas, la montre continue de marcher.
On repousse la couronne : le ressort de bascule ramène le pignon coulant sur le pignon de remontoir.
tours d'aiguille des minutes par tour de couronne = 10 × 16 × 3616 × 36 × 12
= 1012 : un tour de couronne fait avancer les aiguilles de 50 minutes
Pignon coulant 10, renvois 16, roue de minuterie 36, chaussée 12 : les renvois et la roue de minuterie s'annulent dans le calcul, ils ne font que transmettre.
Le même sens de rotation — horaire, vu du bout de la couronne — remonte quand elle est poussée et avance les aiguilles quand elle est tirée.
Sur le 6497, côté cadran : on tire, on tourne, on repousse
8
Le calculateur
Comptez les dents et les ailes d'un rouage — le vôtre, sur l'établi — et laissez le calcul se faire. La liste des vitesses, dans la partie 1, prend ces chiffres.
9
Exercices
Faites-les sur papier d'abord. La solution se déplie sous chaque énoncé.
1. Un barillet de 72 dents mène un pignon de centre de 12 ailes. Le ressort se développe sur 7 tours. Quelle est la réserve de marche ?
Voir la solution
72 ÷ 12 = 6 heures par tour de barillet ; 6 × 7 = 42 heures.
2. Roue de centre 80 ; roue de moyenne 75 dents, pignon 10 ailes ; roue de seconde 80 dents,
pignon 10 ailes ; roue d'échappement 15 dents, pignon 8 ailes. Combien d'alternances par heure ? Quelle fréquence, quelle période ?
Voir la solution
(80 × 75 × 80 × 15 × 2) ÷ (10 × 10 × 8) = 14 400 000 ÷ 800 = 18 000 A/h ;
18 000 ÷ 7 200 = 2,5 Hz ; période 1 ÷ 2,5 = 0,4 s. Et la roue de seconde fait bien (80 × 75) ÷ (10 × 10) = 60 tours par heure.
3. Une montre bat à 28 800 A/h. Combien d'oscillations par heure ? Quelle fréquence ? Combien de « tic » entend-on en une seconde ?
Voir la solution
28 800 ÷ 2 = 14 400 oscillations par heure ; 28 800 ÷ 7 200 = 4 Hz ;
et 28 800 ÷ 3 600 = 8 alternances par seconde — on entend 8 battements.
4. Une minuterie : chaussée 15, roue de minuterie 45, pignon de minuterie 12, roue des heures 48.
L'aiguille des heures sera-t-elle juste ? Et l'entraxe est-il le même pour les deux engrenages ?
Voir la solution
(45 × 48) ÷ (15 × 12) = 2 160 ÷ 180 = 12 : oui, la roue des heures fait un tour pendant que la chaussée en fait douze.
Et 15 + 45 = 12 + 48 = 60 : avec le même module, les deux engrenages ont bien le même entraxe.
5. Avec l'exemple du cours (12 000 A/h), de combien de degrés la roue d'échappement avance-t-elle à chaque alternance ?
Voir la solution
15 dents, deux alternances par dent : un tour = 30 alternances, donc 360 ÷ 30 = 12° par alternance.
6. Je veux une montre qui marche 40 heures. Le barillet a 80 dents, le pignon de centre 10 ailes.
Sur combien de tours le ressort doit-il se développer ?
Voir la solution
80 ÷ 10 = 8 heures par tour de barillet ; 40 ÷ 8 = 5 tours.
7. Il manque la roue de seconde. La montre bat à 21 600 A/h (3 Hz) et a une petite seconde. Roue de centre 80 ;
moyenne 75 / 10 ailes ; pignon de seconde 10 ailes ;
échappement 15 / 7 ailes. Combien de dents à la roue de seconde ?
Voir la solution
D'abord la vérification : (80 × 75) ÷ (10 × 10) = 60 tours par heure, la petite seconde est juste.
Ensuite, 21 600 = 60 × S × 15 × 2 ÷ 7, donc S = 21 600 × 7 ÷ (60 × 30) = 84 dents.
8. Une montre retarde de 2 minutes par jour. De combien faut-il changer le moment d'inertie du balancier pour la corriger ?
Voir la solution
2 minutes = 120 s sur 86 400 s : elle doit aller 0,14 % plus vite. La période varie comme la racine carrée de I,
donc un petit changement de I compte pour moitié : il faut réduire l'inertie d'environ 2 × 0,14 = 0,28 %.
En pratique, on ne touche pas au balancier pour si peu : on tourne la raquette, ou les vis du balancier s'il en a.
Les mots de ce chapitre — barillet, chaussée, ancre, palettes, ailes… — sont tous dans le Lexique horloger, sous Documents.
Pratique · le réglage
Régler une montre au chronocomparateur.
Quand une montre sort de révision, je la pose sur le chronocomparateur avant de la refermer. En vingt secondes il me dit si elle avance
ou retarde, si le balancier a de la force, et si le tic et le tac sont égaux. C'est l'outil qui me dit si le travail est bon. Ici, vous en avez un
à l'écran : il réagit comme le mien, et vous pouvez le dérégler autant que vous voulez.
1
Ce qu'il mesure
L'appareil a un microphone dans sa pince. Il entend chaque battement — le bruit de l'ancre et de la roue d'échappement — et le compare à son
quartz, qui lui ne se trompe pas. Il en sort trois chiffres :
La marche, en secondes par jour (s/j). Ce que la montre gagne (+) ou perd (−) en 24 heures.
L'amplitude, en degrés. De combien le balancier tourne de part et d'autre de son point de repos. C'est la santé du mouvement : un
balancier qui a de l'amplitude reçoit bien son énergie, du barillet jusqu'à l'échappement.
Le repère (ou écart de battement), en millisecondes. La différence entre le tic et le tac. Si le balancier n'est pas au repos
exactement au milieu de la fourchette de l'ancre, un battement est plus long que l'autre.
Pour l'amplitude, l'appareil a besoin de connaître l'angle de levée du mouvement, l'angle dont tourne le balancier pendant que l'ancre
lui donne son impulsion. Pour la plupart des calibres c'est 52° ; certains sont à 50° ou 53°. Avec le mauvais angle, l'amplitude affichée est
fausse, pas la marche.
Les valeurs que je considère comme bonnes, montre armée à fond
Marche
Amplitude à plat
Amplitude debout
Repère
Montre d'homme
−5 à +15 s/j
250 à 330°
220 à 270°
0 à 0,5 ms
Montre de dame
−5 à +25 s/j
250 à 330°
220 à 270°
0 à 0,5 ms
Chronomètre
−2 à +6 s/j
250 à 330°
220 à 270°
0 à 0,5 ms
Le lendemain, désarmée, l'amplitude perd 10 à 15 % : c'est normal. Si elle s'effondre, le barillet ou les huiles ont un problème.
2
Avant de mesurer
J'arme la montre : dix à quinze tours de couronne. Puis je la laisse tourner cinq à dix minutes. Une montre qu'on vient d'armer n'est pas
encore stable, et le tracé le montre.
Je regarde l'heure : jamais juste avant minuit. Le changement de date prend de la force au rouage et fausse la mesure.
La couronne est poussée, ou vissée.
Je démagnétise. Une montre aimantée donne un tracé de mouvement très sale, et on cherche une panne qui n'existe pas. Un téléphone, une
enceinte, un sac à fermeture aimantée suffisent à aimanter un spiral.
3
Les positions
Une montre ne marche pas pareil couchée et debout : à plat le balancier repose sur la pointe de son pivot, debout il frotte sur le côté. On mesure
donc dans plusieurs positions. Je commence debout — couronne en bas, couronne à gauche, couronne en haut — puis à plat, cadran en haut et cadran
en bas. Entre deux positions j'attends dix à quinze secondes que le tracé se stabilise, puis je mesure quinze à vingt secondes.
Ce qui m'intéresse, plus que la marche dans une position, c'est l'écart entre les positions. Une montre qui fait +3 à plat et +40 debout
n'est pas une montre à régler : elle a un balancier à équilibrer, ou un pivot abîmé.
4
Le chronocomparateur
À vous. La montre est dans la pince, elle tourne. L'appareil est fait comme le mien : en haut la marche, le repère et l'amplitude, au milieu
le tracé, en bas ses réglages. Avec cursor on choisit un réglage, avec ▲ ▼ on le change. speaker vous fait entendre la montre,
print note la mesure de la position, freeze arrête le tracé.
RATE s/dayBEAT ERROR (count down s)AMPLITUDE deg
----------
AUT2880020522GRAPH
BEAT MODEBEATS PER HOURMEAS. TIMELIFT ANGLEGRAPH RESOL.TEST MODE
chronocomparateur · l'atelier TL
siglevel
freezeprintcursorspeaker
La montre dans la pince
Tournez le porte-piton ou la raquette directement sur le balancier, au doigt ou à la souris.
Le relevé
Position
Marche
Amplitude
Repère
5
Régler
Toujours dans cet ordre : le repère d'abord, la marche ensuite. Le piton déplace un peu la marche quand on le tourne, la raquette ne
touche pas au repère. Si je règle la marche en premier, je la perds en réglant le repère.
Le repère. Sous 0,5 ms, je n'y touche pas. Au-dessus, je tourne le porte-piton d'un rien (ou le piton lui-même sur les calibres sans
porte-piton), j'attends que le tracé se pose, je regarde. Les deux lignes doivent se rejoindre.
La marche. À la raquette, cadran en haut, je vise entre +2 et +5 s/j : une montre qui avance un peu au porté est plus agréable qu'une
montre qui retarde. Puis je vérifie debout.
L'écart entre les positions. S'il est petit et régulier, c'est l'isochronisme : quelques secondes de différence entre à plat et
debout. Sur un spiral avec goupilles de raquette, on le corrige en rapprochant les goupilles si elle perd debout, en les écartant si elle
gagne. S'il est grand, ce n'est plus du réglage : il faut équilibrer le balancier ou reprendre l'organe réglant.
6
Lire le tracé
Le tracé en dit plus que les chiffres. Choisissez chaque défaut dans le chronocomparateur plus haut et comparez avec ce qui suit.
Deux lignes droites et proches
Un mouvement en bon état. La pente donne la marche.
Deux lignes droites mais écartées
Le repère. Rien d'autre à faire que de le régler, puis de refaire la marche.
Des lignes qui ondulent régulièrement
Une roue d'échappement voilée, ou un mobile du rouage qui tourne rond mal : une vague par tour. Une
roue d'échappement de 15 dents donne une vague toutes les 15 dents. On change la roue.
Des points dispersés, une amplitude basse
Les huiles sont sèches, le mouvement est sale. Révision. Si l'amplitude met longtemps à
revenir quand on change de position, ce sont les pivots du balancier ou du rouage qui manquent d'huile.
Un nuage de points, une marche folle
Une montre aimantée. On démagnétise et on remesure avant de démonter quoi que ce soit.
Une ligne qui se dédouble
Le rebattement : l'amplitude est si forte (plus de 330°) que la cheville revient taper la fourchette de
l'ancre par l'extérieur. On l'entend aussi, un double tic-tac. Ressort trop fort, ou ancre et roue d'échappement à reprendre.
Des points qui sautent, un grattement
Le spiral touche : les goupilles de raquette, le piton, ou les spires entre elles. On centre et
on remet le spiral à plat.
Une grande différence entre les positions debout
Le balourd : le balancier est plus lourd d'un côté. On l'équilibre ou on change
l'organe réglant.
7
Après
Le chronocomparateur dit comment la montre marche pendant vingt secondes. Avant de la rendre, je vérifie le changement de date, la réserve de
marche, le remontage automatique s'il y en a un, et je la laisse tourner vingt-quatre heures. Le lendemain je la remets sur l'appareil,
désarmée, pour voir l'amplitude baisser normalement.
Pratique · l'étanchéité
Une montre étanche, et comment le vérifier.
Une montre qui prend l'eau, c'est un mouvement qui rouille en quelques jours. Après chaque révision, je change les joints et je teste
la boîte avant de rendre la montre. Voici ce que veut dire « étanche », comment on le mesure, et pourquoi une montre ne l'est plus.
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Ce que veut dire « étanche »
Le mot est défini par une norme, l'ISO 2281. Une montre qui porte « étanche » doit résister à la transpiration, à la pluie, aux éclaboussures,
à une heure sous dix centimètres d'eau, et à une minute sous une pression de 2 bar — l'équivalent de vingt mètres d'eau.
Le « 30 m », « 50 m » ou « 100 m » gravé sur le fond n'est donc pas une profondeur de plongée : c'est une pression d'essai en laboratoire, montre
immobile. Au poignet, un mouvement de bras dans l'eau ou un jet de douche crée des pics de pression bien plus forts. En pratique : 30 m, on se
lave les mains ; 100 m, on nage ; pour plonger, il faut une montre de plongée, qui suit sa propre norme.
La limite fixée par la norme est très petite : sous 2 bar, en une minute, il ne doit pas entrer plus de 50 microgrammes d'air dans la boîte.
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Comment on le mesure
À l'atelier, on ne met pas la montre dans l'eau : si elle n'est pas étanche, l'eau est déjà dans le mouvement. On la teste à l'air.
Par déformation. La montre est posée dans une cloche fermée, sous un capteur. On met la cloche en pression (ou en dépression) : la
boîte se déforme très légèrement, le verre et le fond s'enfoncent (ou se bombent) de quelques microns. Si la boîte est étanche, elle reste
déformée. Si elle fuit, l'air entre (ou sort), les pressions s'égalisent, et la déformation revient d'elle-même. Le capteur mesure ce retour :
à moins d'environ 1 % pour une montre d'homme, elle est étanche.
En pression et en dépression. En pression (2 bar et plus), la cloche pousse les pièces les unes contre les autres : on teste surtout
la boîte elle-même, ses joints, son verre. En dépression (−0,4 à −0,8 bar), les pièces ne tiennent que par leur propre ajustement : on trouve
les petites fuites et les montages trop faibles, un verre mal chassé, un fond mal serré. Je fais les deux.
Par condensation, quand je n'ai pas de doute à lever autrement : je chauffe la montre vers 40-45 °C pendant une demi-heure, puis je
pose une goutte d'eau tiède sur le verre. Si de la buée apparaît à l'intérieur, l'humidité est entrée : la boîte n'est pas étanche.
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Le banc d'essai
Choisissez l'essai et la boîte, puis lancez. À gauche, la montre dans la cloche, coupée en deux : regardez le verre et le fond se creuser
(ou se bomber), et l'air passer là où la boîte fuit. La déformation est agrandie des milliers de fois : en vrai, ce sont quelques microns.
À droite, la courbe que je regarde sur mon appareil : la pression, et la déformation de la boîte.
Posez la montre, choisissez l'essai, et lancez.
Déformation de retour négative : la boîte revient, l'air passe. Au-delà de −1 % (−2,5 % pour une montre de dame), elle n'est pas étanche.
Zéro : une boîte très rigide, elle bouge à peine. Étanche.
Positive : la matière continue de céder un peu pendant la mesure, un fond fin par exemple. Étanche.
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Pourquoi elle ne l'est plus
Il y a trois grandes raisons, et l'essai qui échoue dit souvent laquelle :
Des pièces usées
Des joints vieux, secs ou sales — de couronne, de fond, de verre —, un verre acrylique fissuré, une couronne abîmée.
Ça se voit surtout en pression. Les joints se changent à chaque révision : un joint de dix ans n'a plus d'élasticité.
Des pièces qui se déforment sous la pression
La boîte tient à l'essai léger et fuit sous forte pression : un fond trop mince, un verre
qui se creuse. Ça ne se voit qu'en pression.
Un montage trop faible
Un verre chassé trop libre, un joint trop fin, un tube de couronne ovalisé, un fond mal vissé. Les pièces ne tiennent
que par leur ajustement, et c'est en dépression qu'on le voit.
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Avant et pendant le test
Je regarde la boîte et le verre. Un verre fendu, je ne le teste pas : je le change.
La montre doit être propre, la couronne poussée, ou vissée à fond — c'est l'oubli le plus fréquent.
J'enlève les films de protection collés sur le fond ou le verre : l'air enfermé dessous fausse la mesure.
Je ne garde pas la montre longtemps dans la main : elle doit être à la même température que l'appareil, sinon l'air qu'elle contient se dilate
pendant l'essai.
Je teste à la pression indiquée par la marque, et avec le capteur adapté : les verres très bombés se posent cadran en bas.
Si le résultat est mauvais, je ne relance pas tout de suite. Je tire la couronne, j'attends quinze secondes, je la repousse, puis je refais
l'essai. Et je garde la feuille de mesure avec la fiche de la montre.
Pratique · le quartz
Une montre à quartz, et pourquoi elle s'arrête.
Une montre à quartz arrêtée, ce n'est pas toujours la pile. Avant de changer quoi que ce soit, je mesure : la pile, la bobine, le circuit,
le moteur, et seulement ensuite la mécanique. Voici comment elle marche, ce que je mesure, dans quel ordre, et un testeur à l'écran pour trouver
la panne d'une montre que vous ne connaissez pas.
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Ce qu'il y a dedans
La pile. Elle donne l'énergie, 1,55 V pour une pile à l'oxyde d'argent, 3 V pour une pile au lithium.
Le quartz. Un petit diapason en cristal qui vibre 32 768 fois par seconde. C'est lui qui donne la précision, comme le balancier dans
une montre mécanique.
Le circuit (IC). Il divise ces 32 768 vibrations par deux, encore par deux, quinze fois, jusqu'à une par seconde. À chaque seconde,
il envoie une impulsion au moteur.
Le moteur pas à pas. Une bobine et un petit aimant, le rotor. Chaque impulsion dans la bobine fait faire un demi-tour au rotor.
Le rouage et la minuterie. Comme dans une montre mécanique : ils emmènent le mouvement du rotor jusqu'aux aiguilles.
Tout est électrique jusqu'au rotor, tout est mécanique après. Une panne est donc soit d'un côté, soit de l'autre, et le testeur sert à savoir
lequel.
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Mesurer la marche
Le testeur peut écouter deux choses :
Le quartz, avec le micro acoustique (ou capacitif sur une montre ouverte). Il mesure directement les 32 768 Hz. C'est le test court :
si le signal « quartz » s'allume et que la marche est entre 0 et environ +6 s/j, le quartz et le circuit travaillent.
Le moteur, avec le capteur magnétique. Il sent l'impulsion qui passe dans la bobine, une par seconde (ou toutes les 5, 10, 20 secondes
selon le calibre). Pour une vraie mesure de marche, je mesure sur 60 secondes.
Pourquoi les deux ? Parce que sur beaucoup de montres, on ne règle plus le quartz. Avant, il y avait un trimmer, un petit condensateur qu'on
tournait. Aujourd'hui le quartz est laissé un peu rapide, de +3 à +5 s/j, et le circuit est programmé pour « oublier » quelques vibrations une
fois par minute (ou toutes les 20 s, 30 s, 2, 4 ou 8 minutes selon le circuit). C'est l'inhibition. Sur ces montres-là, le quartz seul
dit qu'elle avance de 4 secondes par jour, alors qu'elle est juste. Seule la mesure au moteur, sur 60 secondes, donne la vraie marche.
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Les valeurs
Ce que je considère comme bon
Mesure
Bon
Ce que ça veut dire sinon
Marche au quartz
0 à +6 s/j
Pas de signal : le quartz ou le circuit
Marche au moteur (60 s)
−0,05 à +0,35 s/j (−2 à +15 s par mois)
La vraie marche de la montre
Pile 1,55 V, sous charge
1,45 V minimum
Pile à changer
Pile 3 V lithium, sous charge
2,85 V minimum
Pile à changer
Bobine
1 à 3 kΩ
Infini : coupée. Trop bas : en court-circuit
Isolation (bobine, ou − de la pile, vers la platine)
700 kΩ et plus
Une fuite de courant : corrosion, humidité
Tension de démarrage
1,3 V max (3 aiguilles) 1,15 V max (2 aiguilles)
Le rouage force
Impulsion minimale au générateur
3,9 à 4,8 ms très bien 4,8 à 5,8 ms bien 5,8 à 6,8 ms juste
Au-delà, le rouage force
Le test de pile se fait sous charge : à vide, une pile presque vide affiche encore une bonne tension. Le testeur la fait débiter
comme le moteur (environ 750 µA), ou comme un éclairage (15 mA) pour les piles « high drain ».
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Le testeur
Une montre arrêtée sur l'établi. Choisissez une panne, ou prenez une montre mystère, et faites les mesures. Chaque mesure se fait dans les
conditions qu'elle demande : avec sa pile, sans pile, ou alimentée par le testeur.
RATE
Signal
quartz
LCD
motor
----
sec/day
sec/month
MODULE
Continuity
open
short
----
µA
mA
V
kOhm
PARAMETER
1.55
V
sec
msec
La montre ouverte, sur la table du testeur.
Battery test
Testmode rate
Testmode module
Parameter
Choisissez une mesure.
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Une montre arrêtée : dans l'ordre
Avant tout, j'ouvre et je regarde : de la corrosion autour de la pile, un logement de pile mal isolé, c'est déjà une réponse.
La pile. Je la sors et je la teste sous charge. Mauvaise : je la change, et je ne m'arrête pas là. Une pile neuve qui se vide en
quelques mois, c'est qu'autre chose consomme.
La bobine et l'isolation, sans pile et sans alimentation. La bobine entre 1 et 3 kΩ, l'isolation de la bobine et du − de la pile vers
la platine au-dessus de 700 kΩ. Une bobine coupée, une isolation basse : je change la bobine, ou je cherche l'humidité.
Le quartz et le circuit. La montre sur la table, alimentée par le testeur à la place de la pile, couronne tirée (position de mise à
l'heure : le moteur s'arrête). Je regarde la consommation. Pas de signal, ou une consommation folle : je change le module électronique.
Le moteur. Couronne poussée, mesure de marche sur 60 secondes, et la consommation en même temps. Les impulsions arrivent mais les
aiguilles ne tournent pas : le moteur ou le rouage.
La tension de démarrage. Je baisse la tension petit à petit jusqu'à ce que le rouage s'arrête. Trois aiguilles qui s'arrêtent
au-dessus de 1,3 V : le rouage force quelque part.
Le générateur d'impulsions. Le testeur prend la place du circuit et envoie lui-même des impulsions dans la bobine. Je pars d'une
impulsion courte, 2,9 ms, et je l'allonge jusqu'à ce que la montre marche. Si elle a besoin de plus de 6,8 ms, elle force. Si elle marche
bien avec le générateur et pas avec son circuit, c'est le circuit.
Quand tout est bon : une pile neuve, je ferme, et je teste l'étanchéité.
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La mécanique
Quand l'électronique est bonne et que la montre force, c'est presque toujours une de ces choses :
Une particule d'acier
Le rotor est un aimant : il attire la moindre limaille. Une particule sur le rotor ou dans le rouage, et il se
bloque. On démonte, on nettoie, on ne pose jamais un rotor sur l'établi sans regarder ce qu'il a ramassé.
La couronne
Une saleté entre la couronne et la boîte bloque la tige en position de mise à l'heure : le circuit croit qu'on règle
l'heure et arrête le moteur.
Les aiguilles
Une aiguille qui touche le verre, ou l'aiguille des secondes qui touche celle des minutes. Ou des aiguilles chassées si
bas qu'elles n'ont plus de jeu.
Le calendrier
Le changement de date demande un effort au rouage. Une montre qui s'arrête toujours vers minuit, c'est là.
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